Borgen sur Netflix : La serie a ne pas louper

Borgen la saga politique Danoise d’Adam Price, dirigée par Sidse Babett Knudsen, est à voir absolument sans aucune hésitation.

La saga Borgen, une personne de sexe féminin au pouvoir vient de retrouver le répertoire Netflix. L’aubaine divine pour apprendre ou déterrer les trois saisons de la conception d’Adam Price, publiée à l’origine entre 2010 et 2013. Petite présentation d’une série essentielle et intéressante.

Borgen sur Netflix : La serie a ne pas louper

BORGEN DE QUOI CELA PARLE ?

Borgen, c’est le Château, en danois : le surnom donné au siège de l’assemblée, du ministère d’État et de l’instance judiciaire la plus haute, implanté sur l’île de Slotsholmen à Copenhague, au château de Christianborg. C’est le cœur de l’équipement politique danois.

Tout gravite autour de Birgitte Nyborg, patron du Parti centriste, supposée faire alliance avec une masse lourd. Excepté qu’après plusieurs surprises et dispositions difficiles, elle est catapultée Premier secrétaire d’état. Pour cette fille qui n’a rarement cavalé suite au pouvoir absolu, ce sera le commencement d’une bataille sans fin, qui va renvoyer le pays et sa vie personnelle.

CHÂTEAU DE CARTES.

Les magasins de voitures associées au pouvoir, la place des journalistes dans l’engrenage politique, les forces en coulisses qui dirigent l’opinion et dictent les dispositions, la balance entre vie professionnelle (et publique) et vie personnelle, les diverses complicités scabreuses et tendancieuses entre de soi-disant méchants : Borgen est une série riche, qui attaque le sujet du pouvoir par divers angles, un peu à la manière de Sur écoute qui a quadrillé la localité de Baltimore via des sphères – mais avec une écriture plus classique et malléable.

En çà, Borgen est une série passionnante, palpitante, conduite avec un sens de la performance certaine. Difficile de s’ennuyer face aux luttes de Birgitte Nyborg, Kasper Juul, Katrine Fønsmark etc…, entre les anecdotes nominatives et les questions professionnelles. Les gens se battent tout le temps, pour triompher ou faire perdre une personne, et chaque nouveau pas vers le triomphe réclame un lourd tarif financé. Difficile de ne pas confronter Borgen à House of Cards, superstar du feuilleton politique qui a pris part à la re-badgée de Netflix. Attendu que les deux titres font indexe à un édifice : le château vraisemblablement indétrônable de Borgen, la maison de cartes incroyablement fragile de House of Cards.

La suite danoise est malgré tout arrivée au cours de l’année 2010, 3 années préalablement au House of Cards made in USA, mais après la série unique anglaise House of Cards publiée au départ de la fin des années 90. Depuis, il y a eu Baron Noir dans l’hexagone. Le sujet du pouvoir est un super moteur narratif, favorable au thriller, tragédie, et au drame, et rien ne manque ici. Même si cela implique de temps à autre a perdre en finesse et facilité, pour parcourir dans le spectacle, le sensationnel et le drame, dès le premier épisode.

Borgen réussit un énorme écart vraisemblablement impossible entre le côté sérieux et grave de House of Cards, autre série majeure du type, produite par Aaron Sorkin. C’est alors un divertissement de luxe, multiplié par deux d’une réflexion passionnante sur les secrets du pouvoir, diverses et variées (politique, charismatique, économique, amoureux).

LA REINE DE COUR.

S’il fallait un motif en supplément pour plonger dans Borgen, ce serait Sidse Babett Knudsen. Avant de gagner un César mérité pour L’Hermine, pour ensuite être La fille de Brest d’Emmanuelle Bercot, pour ensuite être la businesswoman au destin tragique de Westworld, la comédienne était l’héroïne Birgitte Nyborg. Et déjà, elle brillait avec une facilité fascinante.

Au milieu du feuilleton, Sidse Babett Knudsen tire son épingle du jeu avec une aisance cinglée, passant d’une scène de pure autorité à une parenthèse de coquinerie. Chef des autorités, patron de parti, ennemie publique leader, mère, épouse, copine, maitresse, alliée, adversaire, victime : le héros de Birgitte Nyborg est passionnant à suivre. Jamais elle ne vire à une grossière figure machiavélique ou shakespearienne. Jamais elle n’est diminuée à un symbole féministe. Jamais elle n’est enfermée dans une case de propreté morale, ou sensationnalisme bas de plafonds.

Durant trois saisons riches, elle reste difficile, attachante, étonnante et assez flou pour rester étonnante. Et la comédienne, encerclée de bons acteurs (les plus évidents étant Pilou Asbæk et Birgitte Hjort Sørensen), y est pour beaucoup.

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